SQUARE LABORDE
Le petit jardin...


Ce sont quelques lignes bien dissimulées dans un  "Saint-Nazaire magazine" (numéro 168 - juin 2004, page 11) qui ont mis le feu aux poudres.

Rapidement les habitants du quartier se sont regroupés et ont fait  circuler une pétition dès septembre 2004, pour la sauvegarde de ce square où se retrouvent les nazairiens de toutes générations.

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HISTORIQUE DE NOS ACTIONS:

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Début décembre 2004, NATUR-ACTION a distribué un tract expliquant le projet prévu dans près de 1 000 logements aux abords du secteur. Une information utile et indispensable puisque la mairie n'a absolument pas communiqué sur le sujet. Aucune information, aucune concertation!

Des affiches ont été placardées sur les arbres du square ainsi que sur les panneaux d'affichage et chez les commerçants...
Le panneau situé aux abords du jardin etant régulièrement entretenu pour qu'un affichage y soit visible en permanence!

A l'initiative de NATUR-ACTION, une dizaine de membres de l'association ont décidé de mettre en place une première action d'envergure: un rassemblement et une chaine humaine le samedi 5 mars 2005, avec un appel en direction de l'ensemble des nazairiens. 

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Cette première action a été un succès puisque plus de 500 personnes sont venues sur place et 328 ont signé notre pétition... en moins de deux heures! La mobilisation a même fait les gros titres de Ouest-France le lendemain !

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Le 21 mai 2005, une autre manifestation festive, avec la plantation symbolique de deux arbustes (un chêne et un cerisier) a rassemblé plus de 150 personnes. Une nouvelle pétition sur cartes postales a été remise en mairie lors du conseil municipal du 30 juin 2005 (plus de 600 signatures).


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Lors des 3 derniers conseils avant l'été 2005, le sujet a été abordé à plusieurs reprises tant par les élus (urbanisme et environnement) qui sentaient clairement la colère des nazairiens monter sur ce dossier, relayée par notre association, systématiquement présente au conseil, que par les élus d'opposition qui soulevèrent ce sujet lors des conseils municipaux.


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Le 5 mars 2005, NATUR-ACTION réunissait plus de 500 personnes pour protester contre ce projet.
On est bien loin des "riverains qui veulent préserver leur tranquillité" comme l'annonce la mairie au conseil municipal !

 

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HISTORIQUE DU SITE:

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C'est le Prince de Béarn, qui, à la fin du 19ème siècle, légua à la ville ce grand parc qui allait  s'appeler le "jardin des plantes", avec comme condition, que cet espace vert soit préservé par la ville pour le bonheur des nazairiens. Le contrat stipulait une durée de cent ans... malheureusement cette période ayant été dépassée dans les années 80, la ville a donc décidé de bétonner le square.

Au cours du 20ème siècle, le jardin des plantes s'est transformé. La partie sud a gardé une vocation botanique, bien qu'amputée de près de 10% par la construction d'une brasserie face à la mer dans les années 90... Brasserie implantée en toute illégalité puisque le permis de construire a été depuis annulé et qu'une procédure judiciaire est toujours en cours.

La partie nord, est pour sa part devenue une sorte de parc à  l'anglaise avec une aire de jeux implantée au début du siècle dernier, qui fit la joie de générations de nazairiens jusqu'en 1990.

Pour le distinguer de la partie sud, ce parc fut appelé "le petit jardin". Au fil du temps, deux maisons de retraite prirent place sur le parc dans les années 70 et 80 avant un gros projet immobilier il y a une quinzaine  d'années. Toutes ces constructions ont diminué de moitié “le petit jardin”.

A l'époque de la construction du dernier projet immobilier, les habitants du quartier ont protesté. Habile, la municipalité profitait du conflit occasionné par le projet de brasserie dans la partie sud, pour implanter cette construction dans la foulée, avec la promesse de ne plus toucher au reste du square.


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ETAT ACTUEL:

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Le “petit jardin” est volontairement laissé à l'abandon depuis une quinzaine d'années. Les jeux ont disparu, les bordures, les massifs de fleurs et les grillages aussi. Les arbres ne sont plus entretenus et la pelouse n’est plus arrosée.
Un état d'abandon qui permet à la municipalité de jouer sur la mémoire des nazairiens. Les riverains  habitués à voir ce jardin se dégrader au fil du temps, n'ont plus la volonté de se battre pour le sauvegarder et la mairie espère ainsi faire passer son projet sans aucune contestation.

C'était sans compter sur la vigilance de NATUR-ACTION, qui, depuis a réveillé les consciences. La mise à disposition sur notre site web des plans du projet, a permis de délier les langues et de permettre aux nazairiens de s'exprimer librement sur notre forum. 

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LE PROJET:

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Selon le projet, "une contre allée sera créée avenue Ferdinand De Lesseps pour renforcer le caractère urbain de l'avenue" (voir plan ci-dessous).

Le long de l'avenue Ferdinand De Lesseps (sur le jardin), ce sont des immeubles de 5 niveaux (R+4) qui sont prévus, ainsi que des blocs R+2.
A l'intérieur du parc, une succession de 9 bâtiments R+2 avec jardins privatifs et stationnements sont aussi annoncés. Ce que la mairie appelle aussi des "folies", des maisons plantées au beau milieu d'une pelouse privée!

Au total, 116 logements et 115 places de stationnement. Seul espace public dans ce projet, une “venelle” permettant de traverser le site. Seuls deux arbres (sur une cinquantaine) sont conservés, et intégrés dans un jardin privé.

Il ne restera PLUS RIEN de cet espace vert public !!!

D'autre part, selon la mairie, lors d'une réunion entre 5 élus et  NATUR-ACTION le 5 juillet dernier, la totalité des arbres seront coupés (sauf 2 ou 3), car le projet prévoit un stationnement en sous-terrain sur la totalité du square! Donc un décaissement lors des travaux.

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le projet tel que présenté au conseil municipal du vendredi 15 avril 2005

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LA SITUATION A SAINT-NAZAIRE:

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Autrefois réputée pour la qualité de vie et le nombre de mètres carrés par habitant dédiés aux espaces verts, Saint-Nazaire étouffe sous le béton depuis quelques années.
La renaissance des “chantiers de l'Atlantique” s'est traduite par  l'arrivée de nouveaux habitants, hors depuis le départ du “Queen Mary 2”, les emplois perdus se comptent par milliers... et les départs d'habitants vers d’autres contrées également. La ville estime qu’il faut 500 logements nouveaux par an à Saint-Nazaire, c’est du n'importe quoi !!! Il n'y a qu'à voir le nombre de pancartes “à vendre” ou “à louer” qui fleurissent depuis quelques mois, notamment sur les nouveaux immeubles tout juste sortis de terre.

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LA VERITE SUR LES CHIFFRES:

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La ville a gagné 1 200 habitants entre 1999 et 2005, après une baisse constatée lors du recensement de 1999, et une baisse sensible depuis le départ du Queen-Mary 2. 1 200 sur 6 ans, c'est à dire 200 par an, sachant que la moyenne (basse) est de deux habitants par logement, celà donne un besoin d'une centaine de logements par an! On est loin des 500 réclamés par la mairie! Les chiffres sont consultables sur le site officiel de l'INSEE !!!

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Les constructions nouvelles actuellement en chantier ne profiteront pas aux nazairiens contrairement à ce que certains laissent espérer, mais aux “golden retraités”... 

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L'erreur de cette ville, a été de délivrer des permis de construire pour des maisons individuelles en plein centre ville jusqu'au milieu des années 90, au lieu de densifier un centre qui, à la base, ne dépasse pas 3 étages. Le domaine public de la ville n’est pas extensible et les réserves foncières (qui devraient d'ailleurs être des réserves naturelles) fondent à vue d'oeil. Que restera-t-il dans 15 ou 20 ans?

A titre de comparaison, il y a nettement plus de parcs et squares permettant la rencontre inter-générations dans des villes comme Nantes ou Paris, qu'à... Saint-Nazaire !
Hormis le "parc paysager" (alibi de la mairie pour dire qu'il y a de la verdure dans la ville) et le jardin des plantes, il ne reste plus un seul espace vert en centre ville!

 


Ce jardin public mérite-t-il de laisser la place à des immeubles???

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Début octobre 2005, NATUR-ACTION présentait un contre-projet pour réaménager le square et renoncer à l'urbanisation de ce site agréable en plein centre ville. Un projet bien évidemment rejeté par nos interlocuteurs. 

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Depuis le début de l'année 2006, NATUR-ACTION a envoyé de nombreux courriers en préfecture ainsi qu'a de nombreuses administrations afin de les alerter sur ce dossier. Malheureusement force est de constater que tout a été bouclé du côté des services juridiques de la ville.
Il faut savoir que la vente du square et son déclassement du domaine public, rapportent près de 1 200 000 euro à la ville. Les appartements qui y seront construits étant vendus à plus de 2 500 euro le m2, on se demande comment "nos jeunes" comme disent les élus, vont pouvoir se payer un appartement à 250 000 euro dans une ville ouvrière où le chomage dépasse la moyenne nationale.

 

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Laborde sous la neige... une imagé qui fait désormais partie du passé

 

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Le 8 avril 2006, NATUR-ACTION proposait un "apéro" sur le square, afin de rencontrer les nazairiens et de discuter du sujet.

Début mai, une dizaine de membres de l'association faisaient le déplacement à Nantes pour occuper les locaux de la société ADI, filiale de la Société Générale, qui commercialisera les appartements.

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Un apéro pour discuter du projet... Invasion des locaux du promoteur à Nantes

 

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Le 24 juin 2006, NATUR-ACTION a donné un ultime rendez-vous aux nazairiens soucieux d'environnement, pour une "soirée festive". Un pique-nique et un "fauchage" symbolique du square étaient au programme, le tout sous l'oeil d'un conteur venu spécialement pour la soirée.

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EPILOGUE:

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Début février 2007, une entreprise est venue couper la quarantaine d'arbres du "petit jardin". Hormis quelques militants de Natur-Action, présents sur le site... et vite chassés par la police, appelée par le promoteur ADI, peu de gens sont venus prendre part à l'ultime protestation contre ce massacre.

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Le premier combat de Natur-Action est perdu, mais avec les honneurs! Le projet a été modifié, retardé de près de 2 ans et la population enfin alertée sur la façon d'agir de nos élus!

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A l'automne 2008, les travaux du gros oeuvre sont pratiquement terminés. Les "folies" sont serrées les une contre les autres et les deux arbres préservés ont été massacrés, leurs branches étant trop proches des balcons!

On est loin d'un "espace de verdure" comme le vantait le promoteur... Promoteur qui, comble de l'ironie, a reçu en octobre 2008, un prix "développement durable" de la part de ses pairs! La provocation aura duré jusqu'au bout.

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quel gachis...



Lamentable!  Honteux!  Quel mépris!



Ultime provocation de la part de la mairie et du promoteur:
début avril 2009, les 2 cyprès magnifiques situés avenue Ferdinand De Lesseps, qui avaient été préservés pendant les travaux, ont été abattus.

Un véritable mépris pour les nazairiens alors que ces arbres devaient être conservés. Ils sont d'ailleurs restés en place durant toute la durée des travaux, et figurent sur les plaquettes de vente du promoteur.

Une vingtaine de palmiers viendront achever le massacre lors de l'aménagement de l'avenue et de la place. Fin du dossier... Les nazairiens apprécieront les promesses non tenues.


© NATUR-ACTION 2005-2009 - mise à jour le 10 AVRIL 2009

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