Le
projet d'aéroport à Notre-dame des landes (44) est un
vieux serpent de mer. Imaginé dans les années 70, il
devait répondre à deux exigences: la saturation de
l'aéroport de Nantes avant l'an 2000 et la désserte par
le Concorde.
Aujourd'hui la situation a évolué: le Concorde a
terminé sa "carrière" sur une catastrophe il y a une
dizaine d'années et l'aéroport de Nantes n'est à
ce jour qu'au tiers de sa capacité.
Ce projet pharaonique d'un autre temps est donc totalement
dépassé, inutile, ruineux en terme d'environnement (plus
de 2 000 hectares de terres agricoles) et économiquement.
l'éléphant pris en otage et manif à Nantes
Situé
à 18 kilomètres de Nantes, il ne résoudrait pas
les problèmes que pose à la ville l'actuel
aéroport. Il les déplacerait seulement. Et sur la
région Ouest, il existe déjà de nombreux
aéroports inutilisés ou presque qu'il suffirait de mettre
en réseau si la demande était réelle, ce qui reste
encore à prouver.
Cet
aéroport infligerait des nuisances graves à plus de 80
000 habitants des communes de la banlieue nord de Nantes. Les diverses
structures de raccordement qui seraient nécessaires seraient un
véritable massacre pour l'environnement du nord de la
Loire-Atlantique.

première fresque humaine contre le projet
Imaginez
un nouveau pont sur la Loire, raccordé par une autoroute de
chaque coté traversant au nord les marais de la région de
Savenay, flirtant au sud avec le marais de Grand-Lieu. Le tout au
mépris total de ces secteurs du bord de Loire, classés
"natura 2000". Une ligne TGV reliant Nantes à Rennes avec une
gare désservant l'aéroport. Un projet déjà
estimé à plus de 2 milliards d'euro... d'argent public!
Le
coût de toutes ces infrastructures pèserait sur les impots
des habitants de tout le département et entrainerait des
réductions de budgets dans d'autres domaines comme la
santé, l'éducation, etc...
Et c'est ce qui se passe justement puisque les collectivités
locales ont été mises à contribution en 2010 pour
financer le projet, attribué à Vinci, multinationale
réalisant de colossaux bénéfices.
manifestation devant le tribunal et occupation de Vinci à St-Nazaire
Des
pollutions sonores, visuelles, chimiques, atmosphériques
seraient un désastre irréversible pour l'environnement.
Elles se traduiraient tout d'abord par la destruction de champs, de
bocages, d'étangs et forêts qui se trouvent sur le
tracé, tout en réduisant considérablement le
poumon vert de l'agglomération nantaise, déjà
soumis à de fortes pressions avec une croissance
démographique importante. Enfin il ne faut pas occulter le fait
que de nombreuses industries (pour la plupart polluantes) viendront
s'implanter aux environs de l'aeroport, ce qui étendra
considérablement l'emprise du projet tel qu'il est
annoncé par ses partisans...
Contrairement
à ce que certains affirment, il ne serait pas "bon pour
l'emploi", mais mettrait à disposition des entreprises
régionales, un outil leur permettant de délocaliser, et
donc de détruire des emplois actuels.
De nouvelles zones artisanales, des logements, des entrepots, des
routes viendraient s'ajouter aux 2 000 hectares déjà
impactés par le projet officiel.
Natur-Action participe chaque année au grand rassemblement des opposants
Des dizaines d'avions au dessus de Saint-Nazaire
Avec des avions à deux minutes de vol du site de Donges,
classé "Sévéso", cet aéroport ferait courir
à toute la région un risque de catastrophe industrielle
en cas d'accident. Risque certes très faible mais qu'il ne faut
pas négliger! Et pour la région nazairienne, ce seront des dizaines d'avions qui survoleront la ville et la presqu'île !!!
Le
combat est en cours, notamment avec l'ACIPA (association citoyenne
intercommunale des populations concernées par le projet
d'aéroport de notre dame des landes), qui fait un travail
énorme tant au niveau juridique qu'à travers des actions
quotidiennes.
NATUR-ACTION
a rejoint officiellement la coordination des associations sous
l'égide de l'ACIPA le 1er juillet 2007. Nous devenions alors la
18ème association à intégrer la coordination. Aujourd'hui, plus de 40 associations, mouvements politiques et syndicats ont rejoint la coordination anti aéroport.
Les principaux membres de la coordination sont: ACCV, ACIPA, ADECA,
Agissons pour l'avenir, Alliance écologiste indépendante,
A l'est de l'Erdre, ANDE, ATTAC 44, Bien vivre à Vigneux,
Bretagne vivante, Breizhistance, CAP21, Cedpa, Collectif citoyen anti
marées noires, Confédération paysanne, Debout la
république, Europe Ecologie les verts, FASE, Faucheurs
volontaires, FNAUT, Gauche unitaire, Greenpeace 44, GND, Les
alternatifs 44, Les désobéissants, LPO, MALICE, Modem 44,
Mouvement des objecteurs de croissance, NATUR-ACTION, NATURE AVENIR,
NPA 44, Parti de gauche, Sèvre propre 2015, Solidarités
écologie, Sortir du nucléaire Loire et Vilaine, Vertou
écologie solidarité, Vivre à Sucé, Vivre
à Treillières...
Plus de 5 000 personnes pour la fresque animée en juillet 2011
Chaque
année, un grand rassemblement festif se tient sur les champs de
Notre-Dame. En juillet 2011, plus de 10 000 personnes se sont
rassemblées pendant 2 jours.
La contestation
monte en puissance à l'approche des élections de 2012.
Les Verts exigent l'abandon du projet comme impératif à
toutes discussions avec le PS. Des candidats de gauche, de droite, du
centre, se sont prononcés contre ce projet.
Le PS campe sur
ses positiions. Le maire de Nantes espérant dans
l'opération, récupérer de nombreux hectares aux
portes de sa ville pour étendre celle-ci.
En 2007, une
fresque humaine "AEROPORT NON" a été
réalisée grace à plus de 2 000 personnes. Une
seconde nettement plus offensive "VINCI DEGAGE" a cette fois mobilisé plus de 5 000
personnes en juillet 2011.

slogans, pancartes, banderolles... lors des nombreuses manifestations
Un collectif de plus de 1 000 élus de Loire-Atlantique "doutant
du projet d'aéroport" a été mis en place. Une
"vigie" citoyenne a lieu chaque jour depuis 3 ans à Nantes
devant le conseil général et les sièges du PS et
de l'UMP.
En novembre
2011, une nouvelle édition de la "tracto-vélo" monte sur
Paris. Comme son nom l'indique, il s'agit de vélos et de
tracteurs qui à travers plusieurs étapes pour
sensibiliser l'opinion publique, arriveront devant le Sénat le
12 novembre.
La mobilisation
s'amplifie, toutes les associations de protection de l'environnement
sont appelées à relayer les actions et la contestation
partout en France pour stopper ce projet "grenelo-incompatible" désastreux!
Retrouvez toute
la chronologie du projet, les alternatives possibles (changement
d'orientation de la piste de l'aéroport actuel), les
manifestations, les actions, etc... sur le site de l'ACIPA.